Trucs simples et puissants pour un relationnel facilité

La méthode Gordon, vous connaissez ?

Tout d’abord conçue pour l’amélioration des relations parents-enfants, la méthode Gordon met à notre disposition des outils simples et puissants pour la vie de tous les jours.

La méthode GORDON a été mise au point par le docteur Thomas Gordon, aux Etats-Unis, dans les années 1950. Thomas Gordon est un psychologue américain s’inscrivant dans le courant humaniste.
Le docteur Gordon identifie lors de ses consultations que les enfants et les adolescents n’ont pas toujours des problèmes psychologiques, mais plutôt de communication. Les enfants et adolescents semblent éprouver avant tout un profond besoin de se confier et d’être écoutés. S’entretenir une fois par semaine avec eux, suffit à modifier leur comportement et instaurer des relations familiales plus harmonieuses.

Il crée une méthode avec la volonté de fournir aux parents, une méthode de communication efficace et simple pour restaurer une relation harmonieuse parents-enfants. Cette méthode a par la suite été déclinée pour des formations au management et à la communication efficace.
Thomas Gordon a été nominé au prix Nobel de la paix à 3 reprises.

La méthode est basée sur un postulat simple : celui de la « satisfaction mutuelle des besoins ». En effet, si j’ai un problème que je ne peux pas exprimer, ou si l’autre à un problème non-exprimé, ou que je ne l’écoute pas, nous ne pourrons pas avoir une vraie communication.
Le concept est qu’il vaut mieux placer le conflit au niveau des besoins qu’au niveau des personnes. C’est l’approche «gagnant-gagnant» (ou «win-win» en anglais).

Les principaux apports de Thomas Gordon sont les suivants : 

1/ Le « message-Je »

Il s’agit de s’attribuer les choses et de ne plus faire porter à l’autre la seule responsabilité d’un problème. Nous avons une fâcheuse tendance à utiliser le « message-Tu » ou le « message-Vous ». Ces formulations peuvent être très mal ressenties et envenimer la situation.
Exemples : « Vous ne devez pas faire comme cela ! », « Tu devrais savoir que… », « Tu es pénible de… », etc. Le message efficace est celui qui dit « Je », et qui décrit à l’autre notre ressenti.
DONC : faire part des faits, puis dire en quoi cela me pose un problème. Exemples : « Le travail n’a pas été terminé à la date prévue, je suis en colère. », plutôt que « Vous n’avez pas fait le nécessaire, décidément, vous n’êtes pas fiable ! »

Ca vous rappelle quelquechose ? 🙂

2/ L’écoute active

Il s’agit là d’écouter vraiment, de façon intentionnelle. Que c’est simple dit comme cela ! mais dans les faits cela peut s’avérer plus complexe. Il ne s’agit pas simplement de se servir de ses oreilles.

Pratiquer une écoute « active », c’est :

  • entendre et reconnaître les besoins de l’autre (et ses ressentis) ;
  • être capable de les lui reformuler ;
  • faire taire les pensées qui nous poussent à juger la moindre phrase entendue (et à donner notre avis !) ;
  • c’est surtout faire en sorte que l’autre ressente notre intention sincère de l’écouter, de le comprendre. Il ne s’agit pas de résoudre son problème, il s’agit d’être dans l’empathie.

→ L’écoute empathique permet à la personne préoccupée ou irritée d’aller jusqu’au bout de son expérience. Ensuite, il ne reste que le souvenir de l’expérience.

Je ne vous demande pas ici de vous transformer en psy, réfléchissez simplement aux bénéfices d’une relation plus harmonieuse : clarification des malentendus, collaboration accrue, amélioration de votre influence et de votre capacité à communiquer avec l’autre (rappel : la communication va dans les deux sens, rien de sert d’émettre un message s’il n’est pas reçu).

Alors vous me direz, comment BIEN  écouter ? Voici 5 pistes pour commencer. Appliquez-les autant que faire se peut et notez les changements qui s’opèrent dans vos relations : 

1. Taisez-vous, ne dîtes rien.
2. Prêtez attention à ce que dit votre interlocuteur.
3. Accusez réception (petits sons neutres, signes de tête…).
4. Lancez une simple invitation : « dis moi ce qui te préoccupe », « peux-tu m’en dire + ? »
5. Soyez le reflet de votre interlocuteur : mettez-vous à sa place et répondez par un reflet de ses pensées et sentiments. Elle se sent en général comprise et par là même se sent mieux.
 

Simple n’est-ce pas ? alors GO ! bonne écoute !

Le 3e apport de la Méthode Gordon concerne la résolution de conflits sans perdant, que nous aborderons lors d’un prochain article.


 

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