Votre article – outil : « Comment motiver : retour sur 3 basiques »

motivation2L’une des grandes questions lorsque l’on travaille en étroite collaboration avec d’autres personnes (qu’on soit ou non leur responsable hiérarchique) c’est : « qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire pour qu’il ou elle fasse ce que je souhaite, pour qu’il ou elle me suive dans ce projet« , bref pour le ou la MOTIVER.

Il existe des dizaines d’ouvrages sur le sujet, de nombreuses théories, mais dans un souci toujours constant de pragmatisme, afin de vous aider dans la vraie vie, je reprendrai les choses du début.

Je parle ici en connaissance de cause, ayant été « parachutée » manager d’équipe à Tachkent en Ouzbékistan, au lendemain de mes 24 ans, puis ayant eu à gérer 8 équipes de façon hiérarchique et de nombreux collaborateurs de façon transversale depuis. S’il y a bien une chose dont on peut me taxer c’est d’être terre-à-terre et pragmatique : faire en sorte que ça marche, quoi.

Comme dit souvent l’un de mes proches pour se moquer du manque de pragmatisme ambiant « OK, ça marche en pratique, mais est-ce que ça marche en théorie ??« .

Bref, je vais aujourd’hui vous donner ce que je considère comme la base de toute démarche visant à motiver autrui.

1- Fixez un objectif clair, simple à comprendre, qui a du sens, afin qu’il ait le plus de chances d’être réalisé.

Pour ce faire vous avez déjà entendu parlé de l’objectif S.M.A.R.T., acronyme pour : Spécifique, Mesurable, Adapté, Réaliste, Temporellement mesurable.
Dans nos formations « Motiver » nous travaillons sur 7 critères :

  • Précis et contextualisé
  • Mesurable
  • Accessible à la personne
  • Réaliste
  • Positif et motivant
  • Écologique
  • Réactualisable

Exercice 1 : Définissez les objectifs de vos équipes en respectant chacun de ces critères.

2- Ecoutez et posez des questions

Cela vous semble basique ? gagné, ça l’est, en effet. Maintenant regardez les choses en face : combien de gens ne savent pas écouter (ils croient qu’ils écoutent) et combien de gens n’osent pas poser des questions ? Peur d’être intrusif, peur d’être indiscret, peur de passer pour un idiot… Moi je dis stop, vous voulez que ça marche ? alors go, on ose et on avance.

Exercice 2 : écoutez vraiment.

Pour cela voici 5 procédés d’écoute:

    1. Taisez-vous, ne dîtes rien
    2. Prêtez attention à ce que dit votre interlocuteur (mettez-y de l’INTENTION)
    3. Accusez réception (petits sons neutres, signes de tête…)
    4. Lancez une simple invitation : « dis moi ce qui te préoccupe », « peux-tu m’en dire plus ? »
    5. Soyez le reflet de votre interlocuteur : mettez-vous à sa place et répondez par un reflet de ses pensées et ressentis. Reformulez.

Exercice 3 : posez des questions pour savoir ce qui motive votre collaborateur.

Exemples :

  • Qu’attends-tu de notre collaboration ? Comment souhaites-tu que l’on travaille ensemble ?
  • Comment aimes-tu fonctionner : en équipe, avec ton responsable hiérarchique ?
  • Qu’est-ce qui te motive ? de quoi as-tu besoin pour travailler ? (je ne parle pas ici de matériel)

3- Soyez ouvert(e), adaptez-vous

Vous êtes un facilitateur, une facilitatrice. Afin que vos équipes soient motivées, à vous de créer les conditions optimales pour chacun. C’est un travail de puzzle délicat mais passionnant.

Après avoir écouté et posé des questions, vous vous rendrez compte que l’objectif du point 1 est déclinable, sur la forme, de plusieurs façons : 

  • certains voudront avoir une autonomie de moyens, auront besoin que vous leur laissiez une certaine souplesse d’exécution,
  • d’autres auront besoin de règles, de structure,
  • d’autres encore auront besoin de pouvoir exprimer leur créativité,
  • certains voudront travailler en étroite collaboration avec d’autres membres, voire avec vous,
  • d’autres enfin s’épanouiront dans un contexte plus individualiste, plus ludique.

Autant de façons de travailler liées à leurs motivations profondes, structurelles.

A vous de vous adapter. Cela ne veut bien sûr pas dire que vous laissez faire n’importe quoi. L’objectif reste présent, sur le fond, à vous de fixer vos points de contrôle, de définir vos règles, avec souplesse et flexibilité, en fonction de chaque individualité.

Exercice 4 : après avoir posé les questions de l’exercice 3 à vos collaborateurs, adaptez le contexte autour de l’objectif, pour chacun d’entre eux.

make things happen Cécile Molliet

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